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Le ciel du mois : Décembre 2016 (Sud)

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Date
Aube
Lever
Coucher
Nuit 
1er décembre
7h08
8h18
17h18
18h28
15 décembre
7h19
8h30
17h17
18h28
31 décembre
7h26
8h37
17h27
18h37
Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu'elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l'ANPCEN est justement de préserver l'environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Lever et coucher du Soleil

Phases de la Lune

Phase
Date
Lever
Coucher
Nouvelle Lune
29 novembre
7h48
17h47
Premier quartier
7 décembre
13h31
1h15 (le 8)
Pleine Lune
14 décembre
18h17
9h32 (le 15)
Dernier quartier
21 décembre
0h47
13h19
Nouvelle Lune
29 décembre
8h21
17h59

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d'observation proposé est le minimal mais il est évident qu'un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l'oeil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
Date et horaire(s)
Phénomène
Description
Observation
01/12- 21/12
soirée
ISS
Pendant presque tout le mois, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être
observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux
traversant le ciel de l'Ouest vers l'Est, en environ 5-8mn (selon la longueur de son
trajet, disparaissant dans l'ombre de la Terre). Les horaires suivants sont ceux du
début de l'observation : (1) 19h15, (2) 18h24, (3) 19h08, (4) 18h16, (5) 19h, (6) 18h08
(7) 18h53, (8) 18h01, (9) 18h46, (10) 17h54, (11) 18h39, (12) 19h24, (13) 18h32, (14)
19h16, (15) 18h24, (16) 19h08, (17) 18h16 et 19h51, (18) 19h01, (19) 18h09, (20)
18h54, (21) 18h01. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous
pouvez les vérifier pour votre situation sur ce site : Heavens Above.
Nota : liens vers les cartes pour les plus intéressants  (à St-Médard de Mussidan).
visuelle
03/12 18h-20h
conjonction
Dans les lueurs du créuscule, le petit croissant de Lune (16%) est proche de la
très brillante Vénus (environ 5°).
visuelle
05/12 18h-22h
conjonction
Le gros croissant de Lune (33%) est proche de Mars (environ 4°).
visuelle
13/12 6h24-7h08
occultation
En se déplaçant dans le ciel la Lune passe devant des étoiles qu'elle nous masque
temporairement. C'est une occultation mais elle concerne rarement une étoile très
brillante. C'est le cas ce soir avec Aldébaran, l'étoile principale de la constellation du
Taureau, bien reconnaissable à sa couleur orangée. Malheureusement, cela se
produira très bas vers l'horizon Ouest pour nous (seulement 9° d'altitude au début et
2° à la fin). De plus, comme c'est la pleine lune, sa forte luminosité empêchera de
bien percevoir Aldébaran à l'oeil nu malgré son éclat et l'observation devra se faire
plutôt aux jumelles ou dans avec un instrument plus puissant.
jumelles
14/12
étoiles
filantes
Si on en croit les prévisions des spécialistes, le 14/12 devrait voir le maximum
de l'essaim des Géminides avec peut-être 120 à l'heure, mais la pleine lune gênera
beaucoup leur observation.
Leur nom indique qu'elles semblent provenir d'un point située dans la région des
Gémeaux mais pour observer les étoiles filantes, il suffit d'essayer d'embrasser du
regard la plus grande portion de ciel possible (plutôt côté Est).
Les essaims de météorites correspondent au passage de la Terre dans une
"trace sale" laissée par un comète. Pour les géminides, c'est 3200 Phaeton, un
astéroïde, qui est sans doute un noyau de comète "éteinte" ayant laissé derrière
elle ces petits graviers que nous percutons.
visuelle
21/12 11h44
solstice
d'hiver
Dans l'hémisphère nord, c'est le jour le plus court de l'année (environ 8h30 en
France). C'est à dire que le Soleil s'est écarté au maximum au sud de l'équateur,
qu'il se lève presque au Sud-Est et se couche vers le Sud-Ouest. On peut
remarquer cette situation en repérant sa position sur l'horizon au moment de son
coucher ou de son lever, pour constater qu'elle atteint son décalage maximum vers
le Sud (attention : poursuivre l'observation sur une certaine durée car durant les 5j
avant et 5j après la position semble pratiquement "stationnaire"). C'est l'inclinaison
de l'écliptique par rapport à l'équateur (donc l'inclinaison de l'axe de rotation de la
Terre par rapport à son orbite autour du Soleil) qui provoque le phénomène des
saisons, inversé entre l'hémisphère nord et la sud (là-bas c'est le début de l'été).
calendrier
22/12 3h-8h
conjonction
La gros croissant de Lune (39%) se lève assez proche (environ 6°) de la brillante
Jupiter. La situation est analogue le lendemain (mais la Lune sera à l'Est de Mars).
visuelle
Horaire(s)
Planète
Conditions d'observation
Observation
Jusqu'au 20,
avant 18h15/18h30
Mercure
Cette planète est toujours difficile à observer en raison de sa proximité au Soleil.
Avec son élongation Est maximum (écart au Soleil) le 11, elle apparaît brièvement
le soir, dans les lueurs du crépuscule.ATTENTION AU SOLEIL
visuelle
Tout le mois avant
20h15(1) / 21h15(31)
Vénus
L'objet le plus brillant du soir s'écarte jour après jour du Soleil en montant plus haut
dans le ciel (vers le Sud-Ouest au crépuscule) et se couche de plus en plus tard.
visuelle
Tout le mois avant
22h30
Mars
Son éclat est redevenu modeste (magnitude 0.6/0.9) mais on la reconnaît bien à sa
teinte orangée, assez haute au crépuscule vers le Sud.
visuelle
Tout le mois après
3h30(1) / 2h(31)
Jupiter
Cette planète est entrée dans une période d'observation favorable surtout si on la
laisse monter assez haut dans le ciel (plus de 30° à 7h le 1er, 5h30 le 31). Equipé
d'une bonne paire de jumelles, ou mieux, d'une petite lunette, il est assez facile de
discerner ses 4 principaux satellites dits "galiléens" (découverts par Galilée : Io,
Europe, Ganymède et Callisto. Leurs position varient en quelques dizaines de
minutes. Le 1er, le 15 il seront alignés du même côté, dans l'ordre de leurs
distances à Jupiter.
visuelle
Tout le mois
Saturne
Elle est trop proche du Soleil pour être observée.
non
ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c'est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n'est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : (*) le mode d'observation proposé est le minimal mais il est évident qu'un équipement plus performant permet une meilleure observation (un objet observable à l'oeil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
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Le Verseau
(Aquarius) et
Le Poisson Austral
(Piscis Austrinus)
Cette constellation du Zodiaque évoque Ganymède, jeune garçon enlevé par Jupiter pour servir l'eau à sa table. Le Poisson Austral (nommé ainsi pour le distinguer de la constellation des Poissons) nage en remontant le filet d'eau qui s'écoule de la cruche du Verseau. On y trouve l'étoile très brillante (presque égale à Deneb en magnitude) Fomalhaut, "la bouche du poisson" en arabe. Des observations dans l'infrarouge ont démontré la présence autour d'elle d'un disque de "poussière" indiquant que c'est une étoile assez jeune (200 à 300 millions d'années) susceptible de posséder des planètes en orbite (peut-être en cours de formation).
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)
Pégase
(Pégasus)
Andromède
(Andromeda)
Fille de Céphée et Cassiopée, sa mère qui vanta tant sa beauté qu'elle attira le courroux de Poséïdon sur cette princesse. Vouée à périr sous les crocs du monstre marin, enchaînée à un rocher face à la mer, elle ne dut son salut qu'au courage de Persée (et la rapidité de Pégase).
 L'objet M31 qu'on y trouve est tout à fait extraordinaire : c'est la grande galaxie la plus proche de nous, mais à près de 2,5 millions d'années-lumière, c'est l'objet le plus lointain que l'on puisse observer à l'oeil nu. Si notre vue était plus sensible, nous la verrions comme une très grande ellipse dans le ciel (environ 6 fois la taille de la pleine lune en longueur).
Observation visuelle* : M31 (galaxie)
Le Triangle
(Triangulum)
Cette petite constellation serait sans intérêt si on n'y trouvait M33, autre grande galaxie de notre groupe local, comme M31. Située à une distance comparable, elle est plus difficile à voir car elle se présente de face, donc avec une luminosité beaucoup plus diffuse. Elle serait visible à l'oeil nu dans un ciel de très bonne qualité (sans pollution lumineuse).
Observation aux jumelles* : M33 (galaxie spirale)
Cette constellation était en fait le "monstre marin" (Cetus, d'où vient "cétacé") mais les chrétiens et Jonas sont passés par là... Son étoile Mira (l'Admirable, la Magnifique), située en son milieu (et pointée par le "V" des Poissons) est particulièrement remarquable car c'est une étoile variable à période très longue (11 mois environ) qui passe d'une grande brillance à son maximum (analogue aux 7 étoiles principales de la Grande Ourse) à une extinction progressive (invisible à l'oeil nu pendant environ la moitié de son cycle). Ce phénomène exceptionnel lui a valu son nom.
Observation visuelle : Mira (étoile variable)
La Baleine
(Cetus)
Les Poissons
(Pisces)
Cette constellation du Zodiaque est inspirée de la légende d'Aphrodite et d'Eros qui, effrayés par le monstre Typhon pendant leur bain, se transformèrent en deux poissons attachés par la queue pour ne pas se perdre (c'est aussi de cette façon que les poissons étaient vendus à l'étal du marché dans l'Antiquité). Difficiles à discerner car leurs étoiles ne sont pas très brillantes, ils sont situés de part et d'autre du "grand carré" de Pégase. Le "V" qu'ils forment pointe presque juste sur la fameuse étoile Mira de la Baleine.
Constellation "vedette" du ciel de l'automne, il nous raconte la légende d'Andromède avec les constellations voisines Céphée, Cassiopée, Andromède, Persée et la Baleine (en fait le "monstre marin" pour les Grecs). Pégase est né de la rencontre du sang de la Méduse (à la tête tranchée par Persée) et de l'eau de mer. Il est représenté dans le ciel jaillissant de l'eau et les constellations situées sous lui sont des éléments aquatiques (les Poissons et la Baleine). Il est facilement reconnaissable au "grand carré" qu'il forme dans le ciel, vide de toute étoile brillante. L'amas globulaire M15 signalé ci-dessous est assez petit.
Sur la carte nous avons signalé l'étoile 51 de cette constellation (cette numérotation correspond à la cartographie de Flamsteed publiée au XVIIIème siècle par cet astronome anglais contemporain de Newton). En effet, c'est autour d'elle qu'orbite la première exoplanète découverte en 1995 par une équipe franco-suisse à l'aide du télescope de 1,93m de l'Observatoire de Haute-Provence. Ella a été baptisée officiellement "Helvetios" en décembre 2015 par l'UAI.
 Une exoplanète est une planète orbitant autour d'une autre étoile que notre Soleil. On ne peut connaître son existence que par des méthodes indirectes, nos technologies actuelles ne permettant pas de les "voir" directement. A ce jour, nous connaissons environ 3.500 exoplanètes (+1.500 en un an), Au début de 2015, une étude réalisée par des astrophysiciens français démontrerait (statistiquement) que notre galaxie, la Voie Lactée, compte probablement au moins 100 milliards de planètes.
 Observation aux jumelles* : M15 (amas globulaire)
Persée
(Perseus)
Héros (en grec "le pilleur") qui a sauvé la vie d'Andromède. D'après la légende, il tombe amoureux de cette princesse et obtient de son père Céphée la promesse de l'épouser s'il arrive à la sauver. La seule solution qu'il trouve alors est d'aller tuer la Méduse, dont la simple vue "pétrifiait" (au sens littéral : "transformait en pierre"), et de lui couper la tête pour la mettre dans un sac. Le sang ayant coulé jusqu'à la mer donna naissance à Pégase sur lequel il chevauche à tire d'ailes pour arriver juste au moment où le monstre marin (la Baleine) allait dévorer Andromède. En sortant la tête de la Méduse du sac, il pétrifie le monstre au moment où il jaillit des flots pour saisir sa victime. Dans le ciel, Persée est représenté tenant à la main la tête de la Méduse figurée par Algol (l'Ogre) et le petit amas qui l'entoure. Il est curieux de noter que la variation d'éclat d'une étoile (en 3j environ ici), mystérieuse dans l'Antiquité a pu conduire à la considérer comme malfaisante ou au contraire admirable (voir Mira de la Baleine). L'objet M34 indiqué ci-dessous est un amas ouvert dont la grande taille rend le repérage très facile, presque à mi-chemin entre l'étoile Gamma d'Andromède (une double orange/bleue intéressante au télescope) et Algol.
Observation aux jumelles* : M34 (amas ouvert)
Eridan
Cette constellation très longue et sinueuse figure un fleuve mythique (parfois identifié au Pô, parfois au Rhône) dans lequel serait tombé Phaëton à la fin de sa course aventureuse le jour où il avait tenté de conduire le char de son père Phébus (le Soleil).
Le Taureau
(Taurus)
Inspirée par la légende d'Europe, le Taureau (métamorphose de Zeus pour la séduire) est une constellation du Zodiaque. Elle est caractérisé par le V formé par l'amas très étendu des Hyades qui forme sa tête, avec Aldébaran représentant son oeil droit, d'une couleur orangée très caractéristique (c'est une "géante rouge", étoile en fin de vie). Ce rapprochement montre bien le caractère arbitraire des constellations car Aldébaran (65 al environ) est deux fois plus proche que les Hyades (130 al environ) avec lesquels on l'associe. Les Pléïades (M45) sont un petit amas d'étoiles jeunes bleutées (50 à 100 millions d'années seulement) et, suivant son acuité visuelle, on peut distinguer de 5 à 9 étoiles à l'oeil nu dans ce groupe qui constitue un test. Le Taureau illustre bien l'évolution des étoiles : avec les "jeunes" Pléïades, la "vieille" Aldébaran, et la fameuse nébuleuse du Crabe (M1), véritable "cadavre" stellaire issu de l'explosion violente d'une supernova observée le 4 juillet 1054 par les chinois.

Observation visuelle* : Aldébaran (géante rouge), Les Péïades/M45 (amas ouvert)
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M1 (nébuleuse, reste de supernova)
Le Bélier
(Aries)
Cette constellation du Zodiaque évoque le fameux bélier qui était couvert de la Toison d'Or que les argonautes allèrent conquérir avec le navire Argo (énorme constellation qui a été découpée en Poupe, Carène et Voiles au XVIIIème siècle pour des raisons pratiques).
Orion
De l'avis de nombreux astronomes, Orion est la plus belle constellation du ciel avec sa silhouette humaine facilement identifiable. Dans le ciel, ce chasseur affronte le Taureau muni d'une toison et d'une massue. Selon la légende, Diane le fit piquer par le Scorpion pour calmer ses ardeurs amoureuses (ces deux constellations, opposées sur la voûte céleste ne peuvent jamais se voir simultanément). Son amour secret avec Eos (Aurore), déesse des crépuscules, fut révélé par Apollon à leur grande honte et cela expliquerait le rougissement du ciel au crépuscule quand Orion apparaît dans le ciel d'automne. A l'inverse quand le printemps voit disparaître Orion du ciel avant le matin, Aurore pleure son amour absent et cela provoquerait l'apparition de la rosée matinale... Comme Orion est au méridien (plein sud) en milieu de nuit vers Noël, les trois étoiles qui forment sa ceinture sont parfois appelées "les rois mages". Dans son baudrier se situe la nébuleuse M42, la plus belle et le plus brillante du ciel boréal, où de nouvelles étoiles sont en train de naître.
Orion étant la constellation la plus remarquable du ciel d'hiver, on peut facilement repérer toutes ses voisines en parcourant le "Grand G de l'hiver" qui lie les étoiles les plus brillantes du ciel à cette époque : Aldébaran, Capella, Castor, Pollux, Procyon (non visible sur la carte), Sirius, Rigel, Bellatrix et Betelgeuse. On peut remarquer les différences de nuances entre ces étoiles, certaines étant plutôt orangées (Aldébaran et Betelgeuse notamment qui sont de vieilles géantes rouges), d'autres bleutées (Sirius, Rigel et Bellatrix).
Observation aux jumelles* : M42 (nébuleuse)
Le Cocher
(Auriga)
La référence mythologique grecque de cette constellation n'est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au "char" que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant "cocher" son étoile principale. Aujourd'hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l'ordre de leur place dans le ciel, de l'extérieur vers l'intérieur).
Observation aux jumelles* : M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M38 (amas ouvert)
Les Gémeaux
(Gemini)
Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes. A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un "C", est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l'amas ouvert M35 assez remarquable (analogue à ceux du Cocher).
Observation aux jumelles* : M35 (amas ouvert)
Le Grand Chien
(Canis Major)
La constellation du Chien qui accompagne le chasseur Orion contient Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel nocturne. Appelée auparavant Canicula chez les romains (Canis = chien), elle nous a donné le terme "canicule" car en cette période la plus chaude de l'été, elle leur apparaissait brièvement à l'aube. Elle est tellement brillante que les turbulences atmosphériques nous la font souvent voir comme dans un clignotement de couleurs variées. Dans la constellation voisine du Petit Chien, l'étoile principale Procyon doit son nom au fait qu'elle se lève un peu avant l'apparition du Grand Chien (Pro Cyon = avant le chien en grec).
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